Le deuil 1


Pas très joyeux, comme sujet, cette semaine… Tout le monde y passe, un jour où l’autre. Un parent, un enfant, un ami. La mort fait partie du cycle de la vie. Pourquoi aujourd’hui ? Peut-être parce que je suis prête, enfin, à écrire dessus.

Pour certains, le deuil ne se voit pas. Ils vivent comme si de rien n’était. Parfois, leur voix se casse sous l’effet de l’émotion, lors de l’évocation de sujets qu’ils rattachent à la personne décédée. D’autres fois, leurs yeux s’embuent, les larmes finissent par rouler sur leurs joues. Pour d’autres, le deuil se voit à des kilomètres tant leur souffrance est visible. Comme si elle était écrite sur leur front. Chaque deuil est différent.

Le temps, également, diffère selon les personnes. Quand certains accepteront la mort d’un proche très vite, d’autres auront besoin de plusieurs années afin de ne plus pleurer.

Je crois que les conditions du drame jouent un rôle important dans le processus de deuil. Lorsque nous avons le temps et l’opportunité de faire ses adieux à une personne qu’on aime avant qu’elle meure, nous écrivons le mot “fin” sur l’histoire qui nous liait à elle. Nous nous sommes préparés, plus ou moins, à son absence. Mais lorsque la mort est soudaine, quoi de plus cruel ? Un accident de la route, un suicide, une maladie foudroyante… Tant d’exemples qui empêchent de dire au revoir. Qui laissent sans fin une partie de notre vie. D’où un deuil plus long, voire impossible…

Le temps fait son œuvre, paraît-il, afin de sourire en évoquant le passé. Sûrement… Je n’en ai pas encore fait l’expérience. Mes yeux s’humidifient en un éclair aux dates anniversaires, ou quand je suis confrontée à ces souvenirs, aussi beaux que douloureux. Pourtant, les années sont passées. Pas assez nombreuses, on dirait… J’aime me dire, qu’un jour, ces prénoms qui me hantent deviendront une force, un socle à un combat. Un prénom en particulier : celui d’Élise. Une petite fille de sept ans, victime d’un fou furieux au volant d’un bolide. Sécurité routière, tous responsables. Des morts comme celle de cette enfant sont inadmissibles, car elles peuvent être évitées, avec un peu d’éducation et de bon sens. Vous ne croyez pas ?

Une chose est sûre, personne n’est en mesure de juger autrui concernant son chagrin, sa souffrance. Le deuil est un processus personnel, dont nous ne maîtrisons pas les étapes. Les émotions ne se contrôlent pas ! Alors si vous voulez pleurer, hurler, faites-le. Agissez avec votre cœur, et non pas en fonction du regard des autres. Après tout, ces derniers ne sont pas à votre place…

C’est triste de perdre un être cher, mais il faut apprendre à vivre avec. Bon courage à tous ceux qui traversent une telle période…

Lily.


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