Le consentement


Ces derniers mois, des faits divers ont bouleversé la France (et d’autres pays). Je ne les listerai pas, vous les avez sans doute assez lus…

Parmi ces actualités peu réjouissantes, l’une m’a particulièrement fait bondir : un homme est jugé pour “atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans”. Sauf que la gamine a… 11 ans. Autrement dit, le mec évite la Cour d’assisses, parce que le Parquet n’a pas qualifié les faits de “viol”. Sérieux ?! Comment un juge peut-il estimé que la petite était consentante ? À 11 piges ?! Je suis choquée par une telle décision… Et encore plus choquée de voir que le Droit, censé protégé les citoyens (y compris les enfants), n’ait toujours pas légiféré sur un sujet aussi important… Pauvre France…

Pire, les peines prononcées ne reflètent que rarement les faits. Les violeurs s’en tirent le plus souvent avec un séjour court en prison. Face à une vie gâchée, ce n’est pas assez cher payé… Je sais bien que les centres de rétention et pénitentiaires sont surchargés, mais est-ce une raison valable pour laisser des criminels en liberté ? NON.

Alors pourquoi attendre si longtemps pour légiférer sur l’âge minimum de consentement ?! Avant 15 ans, AUCUN enfant n’est en mesure de se débattre face à un adulte, ou de dire “non” tant il est sidéré par ce qu’il vit, par l’agression violente qu’il subit… D’autant que dans la majorité des cas, le violeur est une personne que l’enfant connaît, à l’habitude de lui obéir. L’adulte a une autorité sur lui. Autorité qu’un môme est incapable de remettre en cause. Et souvent, le pauvre petiot n’a qu’une seule issue : se taire, de peur de ne pas être cru. De peur que le violeur soit protégé par ses proches, qui font également partie de l’entourage de l’enfant. Un cercle vicieux… Et même si la victime parvient à parler, qu’adviendra-t-il de son témoignage ? Il sera contredit ? L’enfant sera traité de menteur ? “Mais non, il n’a pas pu faire une chose pareille, t’étais d’accord, dis-le.” Ce sera sa parole contre celle du violeur, un adulte, un ami. Aucune chance d’être aidé, d’être reconnu comme victime.

Avec une loi sur l’âge minimum de consentement, la question ne se poserait plus : tu couches avec un gosse de moins de 15 ans ? C’est un viol. Point. Pas de défense possible. Ami ou pas.

Avant 15 ans, une relation sexuelle entre un majeur et un mineur est un VIOL…

Lily.

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