Lu et approuvé : Les Fauves (Régression) – Manon Toulemont 1


Avis

Soyons honnête : je me suis transformée en Fauve, et j’ai dévoré cette dystopie ! Garantie œuvre unique en son genre. La plume remarquable de Manon Toulemont entraîne le lecteur au cœur d’une intrique très bien menée. Aucune chance de s’ennuyer ! L’écriture est fluide. Le roman permet de découvrir le monde tel qu’il sera après l’apocalypse. Une version possible de notre monde ? Peut-être. Mais attention : ce n’est pas forcément le meilleur avenir qui puisse exister. À Oxalis, société utopique, chaque classe sociale vit dans sa propre bulle, des Cercles aux noms de pierres précieuses, les coupables d’infractions minimes ou extrêmes sont punis sans procès. La pire des punitions étant l’exil à l’Extérieur, un monde particulièrement hostile et impitoyable. Et chacun est surveillé par une puce implantée dans le cou. Tout est contrôlé, encadré par des règles strictes, protégé de l’Extérieur par le Dôme. Alors quand Nathaniel est accusé à tort d’avoir consommé de la viande (ce qui est interdit dans la Capitale) et trahi par les siens, il devient un Fauve, un “rebut” de la société. Commence pour lui un long chemin vers la preuve de son innocence. Un parcours initiatique haletant, en espoir et désillusions. Son objectif : que lumière soit faite sur le malentendu dont il est victime. Y parviendra-t-il ? Il faudra attendre la suite de la série pour le découvrir. Car la fin nous laisse sur notre faim, avec une rencontre inattendue.

Les Fauves – Régression n’est pas sans rappeler La nuit des temps de Barjavel, mais en mieux, plus moderne, plus accessible. L’œuvre pourrait être une critique de la société actuelle, qui tend vers une recrudescence de la violence, une privation de liberté totale, avec, notamment, les dérives de l’État d’urgence (même si le premier jet du roman a été écrit en 2013, avant les attaques terroristes). Elle ressemble également à un plaidoyer contre la violence, celle-ci étant punie de la plus sévère des façons. Un enfer pire que les prisons ! En tout cas, ce premier tome est captivant. À lire d’urgence !

(Manon, si tu me lis, promis, je suis objective.)

Résumé

Dans un futur plus proche qu’on ne le croit, l’humanité se trouve divisée en deux. D’un côté, les individus civilisés mènent une existence confortable au sein de mégalopoles ultramodernes et superprotégées. Les règles y sont strictes, les sanctions sévères. Vivant en autarcie, totalement isolés d’une nature qu’ils ne comprennent plus et craignent pardessus tout, ces citoyens sont les dignes représentants d’Homo sapiens industrialis. Mais à l’Extérieur, loin des ordinateurs, des aliments biosynthétiques et des machines survoltées, certains hommes sont retournés à l’état de bêtes : on les appelle “Fauves”. Criminels de sang et autres personnalités peu recommandables, exilés de la société pour leurs méfaits, peuplent les territoires sauvages à l’écart des villes. Là-bas nulle loi ne subsiste, si ce n’est celle du plus fort.

Nathaniel Darseau, riche et brillant étudiant de la capitale Oxalis, ne semble guère destiné à rejoindre cet enfer. Aucun instinct primitif n’anime ce jeune homme conditionné par une société résolument pacifiste. Il faudrait un incroyable concours de circonstances, une diabolique conspiration, une malchance inouïe pour entraîner notre héros dans cette spirale de violence et de mort…

L’auteur

Parisienne née en 1992 et aînée de 3 enfants, Manon suit des études d’Arts du spectacle à Nanterre avant de se lancer dans l’écriture d’un premier roman, Symfonia. Les deux premiers tomes (Ouverture et L’Orchestre de l’Atome) sont disponibles aux Éditions du Rocher. Hoodoo, roman autoédité (en deux tomes, à l’heure actuelle), est disponible au format Kindle, sur Amazon. Diagnostiquée Asperger (autisme de haut niveau) à 16 ans, Manon trouve en l’écriture une source d’apaisement, et mélange le fantastique, le thriller, l’épouvante, la science-fiction. Les Fauves – Régression s’adresse notamment aux jeunes adultes amateurs d’univers très sombres… Avec une pointe d’humour tout de même ! En parallèle de sa carrière d’écrivain, Manon poursuit ses études, à Rennes (Ille-et-Vilaine).


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