Ma vie, c’est d’être fan


Si j’existe, ma vie, c’est d’être fan, comme le chante si bien Pascal Obispo. Et il n’a pas tort ! On a tous eu, un jour, un coup de cœur particulier pour quelqu’un ou quelque chose. Et quoi que vous en pensiez, et quoi que les autres disent, c’est une bonne chose.

Etre fan, c’est quoi ? C’est admirer un sujet, quel qu’il soit : artiste, sportif, activité, etc. Si souvent cela s’accompagne de collections (articles de presse, produits dérivés), ce n’est pas une obligation.

Je vous déconseille de juger une personne qui est fan. Pourquoi ? Parce que vous ignorez complètement ce que cela lui apporte. Et puis juger autrui, c’est moche… Un fan s’évade par l’intermédiaire de sa passion, oublie les tracas du quotidien, met de côté sa vie qu’il n’aime pas ou peu. Il se crée un monde où les souffrances n’existent plus, et où les rêves prédominent.

Soyons honnêtes : qui n’a jamais été fan ? Personne. Chacun, à un moment donné de son existence, s’est appuyé sur ce modèle pour avancer. Certes, pendant une période plus ou moins longue. Mais fan quand même.

Il n’y a pas de mal à ça ! Simple admiration ou véritable culte, qu’importe, tant que la personne ne se met pas en danger pour assouvir sa passion. Après tout, mieux vaut être fan que drogué ou alcoolique. Découper les journaux, regarder en boucle la même série, passer des heures dans un lieu précis, n’a jamais tué. Bon, OK, cela met peut-être en péril des activités principales ou annexes, mais il n’y a pas mort d’homme pour autant. Et pendant ce temps, le fan ne broie pas du noir. Je suis consciente que, dans la plupart des cas, les plus grands fans sont aussi les êtres les plus torturés, les plus fragiles. Pas forcément les plus seuls. Ils ont besoin de se raccrocher un idéal, ce dernier étant comme une bouée qui maintient la tête hors de l’eau. Un idéal dont ils ne sont pas obligatoirement fidèles : certains fans sont volatils, d’autres, attachés des années durant à un même sujet.

Je trouve dommage que certains soient obligés de se cachés pour aimer. Être fan, c’est avoir un coup de cœur. C’est se cultiver aussi, découvrir une culture jusque là inconnue. En quoi cela est-il ridicule ? En rien. Alors laissez faire ! Et ne dites rien. Si une moquerie sort de la bouche d’une personne de votre entourage, sortez-la de votre vie. Elle rit ? Qu’elle rie en dehors de votre espace. Soit elle vous accepte tels que vous êtes, soit elle dégage. Simple comme bonjour. Et efficace. Gardez vos rêves, car on ne peut pas être heureux sans les rêves. Vivez votre vie. Parce qu’une chose est sûre, les fans ne méritent pas d’être raillés pour leurs goûts et leur attachement à ce qui les aide.

Mon propos est peut-être décousu, mais il prouve que le sujet est vaste, incompris. Les idées se mélangent dans ma tête, et j’ai du mal à tout harmoniser, à cadrer ce que j’ai envie d’écrire. Je crois que c’est plus un défouloir, cette fois, plutôt qu’une argumentation en bonne et due forme. Comprenez ce billet comme vous voulez, mais tirez-en les bonnes leçons…

Et vous savez quoi ? Je suis fière d’être fan, forte et fragile à la fois ! Ils sont mon monde, mon instant d’évasion, les petits bonheurs qui n’appartiennent qu’à moi.

À ceux qui brillent, merci !
Lily.

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